Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

lundi 2 avril 2007

Marie George Buffet : le vote "courage" n'aura pas lieu


En meeting hier à Paris, la candidate communiste a tenté de rassurer notamment les journalistes. Elle a ainsi expliqué aller très bien. Devant plus de 12 000 personnes, elle a profité de l’occasion pour appeler non pas au vote « utile » mais au vote « courage »,  c'est-à-dire celui pour le Parti communiste. Mais quelque soit la façon dans la candidate se démène, et quoiqu’elle en dise, elle ne parvient pas, Quand j’y pense à rassembler au-delà de la sphère des derniers irréductibles de la place du colonel Fabien.

MG_Buffet_rougeQuelque soit la façon dont on prenne le sujet, on aboutit à la même conclusion. La stratégie de Marie George Buffet pour cette élection présidentielle est mauvaise. Coincée entre un PS qui joue son avenir et une pléthorique extrême gauche, la candidate ne parvient pas à faire entendre sa différence. La montée en puissance du quinquennat qui transforme en profondeur nos institutions n’arrange rien à l’affaire, le PC risque de ne pas sortir indemne de son parcours présidentiel.

Le parti communiste n’a pas vu venir les conséquences du quinquennat. En plaçant obligatoirement l’élection présidentielle avant des législatives, la réforme renforce indéniablement les partis de gouvernement au détriment des petites formations. Pour s’en sortir les communistes devaient soit perdre une partie de leur identité dans un grand PS version « Parti démocrate », soit véritablement prendre la tête des mouvements contestataires, LCR, Altermondialiste, LO et autres mouvances Trotskiste. Or le PC n’a pas choisi. Et pire encore, sa position n'a pas été comprise si bien que le sentiment qui domine à tort ou à raison, c'est qu'il est responsable de l'éclatement de la gauche extrème. 

C’est ainsi que les communistes ont du mal également à montrer une différence. Qui est capable d’expliquer ce qui fait en profondeur la spécificité du projet de Marie George Buffet. Qui peut avoir envie de voter pour un parti qui n’est qu’une copie réduite d’un parti socialiste hégémonique. Et ce n’est pas parce que la critique est vive, qu’elle est insolente ou erronée. Il ne s’agit pas d’enterrer le PC mais simplement de souligner que la stratégie qu’il a retenue emmène dans ce contexte particulier, vers une impasse.

Quand on ajoute à cela le traumatisme du 21 avril 2002, on voit mal comment les électeurs de gauche pourraient préférer un vote « courage » plutôt que le vote « utile » qui risque de s’imposer comme une évidence le 22 avril 2007.

Posté par quandjypense à 17:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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