Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

mardi 3 avril 2007

Olivier Besancenot, l'extrême allier de Ségolène Royal


Du haut de ses 33 ans, Olivier Besancenot est indéniablement celui qui s’en sort le mieux quand on prend la campagne par la gauche. Et on peut souligner que si le candidat de la LCR est crédité de plus de 5 % des intentions de vote, cela n’est pas le fruit du hasard. Certes, le postier est avantagé par le fait qu’il n’entend pas forcément gouverner et que par conséquent il a la parole libre, mais surtout il a le mérite d’être clair sur son soutien à gauche.


Besancenot_affiche_PS2Il est jeune, il parle un français de tous les jours, celui qu’on emploie à la machine à café. Il a des références actuelles et des images de 2007. En résumé il est le cousin germain que l’on aimerait avoir dans sa famille. Celui qui a toujours réponse à tout et qui met un peu de « peps » dans les repas dominicaux.

Mais attention, ce portrait somme toute sympathique ne doit pas faire oublier que sur le fond, peu de gens connaissent véritablement la doctrine de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Il est évident que la carte de visite Besancenot permet à ce groupuscule Trotskiste d’avancer sur l’échiquier avec un visage beaucoup plus humain qu’il ne l’est certainemement dans ses profondeurs.


Besancenot_portraitMais le débat n’est pas là.

Si Olivier Besancenot semble si bien s’imposer cette année encore, c’est n’est pas parque qu’il promet un SMIC européen, ce n’est pas parce qu’il envisage de supprimer l’ENA, ce n'est pas parce qu'il s'en prend ouvertement à la politique "nationale" de Sarkozy.

Non, si le candidat LCR sort du lot, c’est avant tout parce qu’il est à gauche et qu’il appellera à voter pour la candidate socialiste en cas d’un 2 me tour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy. C’est ce qui fait sa grande différence avec Arlette Laguiller dont l’attitude sur le sujet est beaucoup plus équivoque.


Dans ce contexte, Olivier Besancenot, peut avancer à l'extrème, sans complexe. Il rassemble pour l’occasion à gauche de la gauche avec ses propositions nettes et permet à Ségolène Royal de s’assurer un petit matelas de voix pour le second tour. Une aubaine pour ceux qui se souviennent de 21 avril mais qui souhaitent quand même marquer leur différence pour le premier tour.


Quand j’y pense tient le pari que le 22 avril au soir, Olivier Besancenot sera le vainqueur de la primaire de l’extrême gauche.

Posté par quandjypense à 19:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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