Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

mercredi 4 avril 2007

La course à la bonne image présidentielle pour Royal, Sarkozy, Bayrou et Le Pen


Difficile de dire qu’il s’agit d’un thème de campagne, mais on doit reconnaître que depuis quelques jours les 4 candidats favoris ont décidé de travailler sur leur image. Quand j’y pense, je me demande ce que la ménagère de 50 ans a bien pu répondre aux questionnaires qualitatifs des instituts de sondage sur le sujet, mais force est de constater qu’à coup de petites phrases, les uns et les autres dressent le portrait psychologique de ce que devra être le prochain chef de l’état.

les_pr_sidents2Bayrou en apôtre de l’apaisement, Royal en présidente des bonnes valeurs, Sarkozy en maitre de son énergie, Le Pen en vieux sage, décidemment cette fin de campagne est marquée par une course à l’image. Qui est le plus respectable, qui est le plus présentable, qui est susceptible de maitriser ses nerfs, chacun y va de sa petite déclaration pour se positionner à la bonne place. Encore un peu d’effort, et nous parlerons bientôt de la couleur idéale de la cravate et du tailleur.

François Bayrou a opté cette semaine pour l’image d’un président calme et ferme. Ségolène Royal entend symboliser le sang froid nécessaire à tout homme ou femme d’état susceptible d’avoir un jour à appuyer sur le bouton atomique. Nicolas Sarkozy tente de se transformer en homme mur, celui qui ne trahira plus comme il l’avait fait en 94, celui qui a surmonté les épreuves de la vie et qui dorénavant dispose d’assez de recul pour occuper le siège de président de la république. Quant à Jean Marie Le Pen, la notion d’homme respectable qu’il s’oblige à mettre en avant est surtout destinée à rendre le Front National acceptable auprès des électeurs. La stratégie est connue depuis maintenant de longues années.

Ce qui est gênant dans cette course à la chemise repassée, c’est qu’on se demande s’il reste encore un peu de sincérité dans ce grand barnum. L’élection présidentielle à ceci de particulier qu’elle est liée à la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple, et que contrairement à ce que tentent de nous faire croire les communicants, cette rencontre se fait surtout sur la sincérité.

Posté par quandjypense à 15:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


« Accueil  1