Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

samedi 7 avril 2007

Royal Bayrou : le partage des classes


La campagne présidentielle pour le PS, c’est un peu comme la préparation du BAC, on peut choisir de faire une impasse. Le problème, c’est qu’il ne faut pas que le sujet tombe, sinon on est mal. Ségolène Royal a choisi de laisser de coté les classes moyennes au profit des classes plus populaires. Son pari consiste à penser qu’une fois le premier tour passé, les bobos parisiens et de Navarre reviendront vers elle pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.

Le_figaropS22La conséquence de ce choix tactique est la montée dans les sondages de François Bayrou. Le candidat centriste qui a bien compris la manœuvre s’est engouffré avec bonheur dans l’espace ainsi libéré en espérant pourquoi pas rafler la mise. Si les socialistes pensent qu’à l’arrivée François Bayrou ne sera pas en mesure de monter sur le podium, il est évident que cet épisode devrait servir toutefois de sonnette d’alarme.

Le socle politique du Parti Socialiste est aujourd’hui trop étroit pour espérer toucher un large spectre d’électeurs. Quand j’y pense l’a déjà dit, une recomposition politique à gauche sera inévitable dans les mois et les années à venir. Car en effet, que Ségolène Royal trappe dans sa campagne les classes moyennes, ce n’est pas grave mais que personne chez les socialistes ne soit capable de faire le travail à sa place, cela montre qu’il y a véritablement un problème.

Une difficulté amplifiée par deux éléments supplémentaires.

Le premier est du au fait que l’offre politique ressemble de plus en plus à un marché de consommation, avec des cibles à toucher. La ménagère de moins de 50 ans sévit également sur le terrain politique.

L’autre élément est dû au fait que le quinquennat pousse à la bipolarisation avec l’émergence de deux camps. Le PS, seul, dans cette configuration n’a pas les épaules assez larges pour espérer représenter l’ensemble du pole gauche de la vie politique Française.

C’est ainsi que pour l’heure, on peut expliquer la présence à un tel niveau de François Bayrou dans les sondages. C’est ainsi que l’on comprend mieux pourquoi Ségolène Royal déstabilise autant son propre camp durant cette campagne. Et quand j’y pense de rappeler que les stratégies des uns et des autres se jugeront quoiqu’il arrive le 22 avril à 20 heures, et un peu plus tôt, vers 18 h dans les QG de campagne.

Posté par quandjypense à 10:17 - Bayrou - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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