lundi 9 avril 2007
Une présidentielle 2007 aussi importante que les élections américaines
Quand j’y pense, je me dis que nous français sommes très forts pour conseiller les autres. Il suffit de se souvenir combien la France était pour Al Gore contre Bush fils il y a 6 ans. Il était évident que l’avenir du monde s’annonçait différent si les américains faisaient le « bon choix ». C'est-à-dire préférer l’écologiste moderne qu’était alors le vice président de Bill Clinton au lieu du fils Bush. Si les états unis avaient préféré le beau brun, sensible au respect de l’environnement, capable de signer le protocole sur les accords de Kyoto plutôt que cette « marionnette » semblant plus défendre les intérêts des lobbies du pétrole, des armes et qui ne paraissait n’avoir un seul but, celui de venger son père, le cours des 6 dernières années n’aurait pas été le même.
Si les
américains avaient retenu ce président de l’internet qu’aurait pu être
Al gore, il est certain que la face du monde actuel n’aurait pas la
même saveur.
Mais voilà, les américains à l’époque n’avaient pas
tranché de façon suffisamment nette, et grâce à un système électorale
étrange et à quelques surprenantes décisions judiciaires, c’est
finalement W Bush junior qui est devenu président des Etats-Unis.
C’est
donc avec ferveur que les français, 4 ans plus tard avaient en grande
majorité décidé de soutenir John Kerry. Le démocrate aux embruns
francophiles se devait de prendre les clefs de la maison blanche.
C’était une évidence pour tous. Les américains s’étaient trompés une
fois. Ils ne feraient pas la bêtise de réitérer leur erreur. C’est donc
avec confiance que l’on imaginait arriver l’alternance aux USA. Cet
homme si raffiné, aux contours modernes et visiblement moins « simplet
» que l’actuel locataire de la présidence américaine ne devait avoir
aucun problème pour prendre possession des lieux et jeter hors du
pouvoir celui à qui l’on devait la guerre en Irak. Mais une nouvelle
fois, les électeurs américains n’avaient pas décidé de suivre le vœu de
l’opinion publique française. Et c’est avec facilité que Bush s’est
fait réélire pour un second bail de 4 ans.
A chaque fois, les électeurs américains ont eu le choix entre deux visions du monde totalement différentes.
D’un
coté, le respect de l’environnement, le passage dans le monde du 21 me
siècle, la défense de valeurs sociales et respectueuses de l’homme.
De l’autre, la sécurité, la défense d’un ancien monde basé sur le profit, la consommation et le saccage de la planète. Et
étrangement, ils ont choisi la voie la plus incompréhensible. En tout
cas, pas la voie qu’auraient retenue les français, s’ils avaient eu à
se prononcer à la place des américains.
Alors
on peut se poser cette question. Qui choisiraient les américains, s’ils
devaient se prononcer à la place des Français.
Retiendraient-ils
Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy ? Quand j’y pense, je me dis que ce qui parait évident pour les autres, ne l’est pas forcément pour nous. Etonnant non ?
