Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

mardi 10 avril 2007

Fredéric Nihous, la chasse à la campagne



La candidature de Frédéric Nihous, de chasse pêche nature et tradition fait partie de celles que l’on ne prend pas vraiment au sérieux. A près tout, si l’on commence à voir une candidature de chasseur, pourquoi ne pas imaginer la candidature d’un buraliste qui défendrait le droit de vendre des cigarettes à bas prix, la candidature d’un représentant des firmes OGM qui prônerait la culture d’organisme génétiquement modifié dans tousles champs, la candidature d’un randonneur qui se battrait pour que les marcheurs puissent emprunter les autoroutes, ou encore la candidature d’un prêtre pour lutterait pour le retour du catéchisme à l’école. On notera qu’on a évité de peu la candidature d’un royaliste au sens retour du roi qui verrait bien la France revenir vers la monarchie.

Fred_NihousQuand j’y pense,je note toutefois qu’il existe cette année deux candidats qui serevendiquent de la ruralité. Le chasseur Frédéric Nihous, mais aussi, le petit maire de Gérard Schivardi. Certes les deux hommes ne sont pas à la même place sur l’échiquier politique, mais ils semblent cependant chasser sur les mêmes terres. Celle de la campagne avec de la boue, que
les Parisiens découvrent tous les ans en attraction au salon de
l’agriculture.

On peut donc se demander pourquoi tant de verdure dans cette campagne. De quoi souffre cette fameuse ruralité pour souhaiter se faire autant entendre durant cette élection présidentielle. Il y a bien évidemment pour les chasseurs la demande de pouvoir chasser aux dates qu’ils choisissent et sans avoir à obéir aux ordres de « Bruxelles », mais c’est quand même un peu court pour justifier une candidature.

Alors quoi. Il y a que la vie peut être plus agréable vers l’herbe verte que dans les tours du 9 cube mais qu’elle peut être tout aussi dure pour ceux qui y habitent. Il y a les retraites des agriculteurs qui paraissent bien maigre face au coup de la vie, et ce n’est rien comparé aux retraites des femmes d’agriculteurs. Une vraie misère. Il y a la jeunesse qui tourne en rond sur la place du village avec ses mobylettes avant de partir à la ville pour étudier. Il y a la solitude dans cette mondialisation renforcé par le développement lent d’Internet dans ces zones ou la rentabilité n’est pas évidente. Il y a ces écoles qui ferment les unes après les autres au nom de la carte scolaire. Il y a aussi la fin des curés de campagne qui permettaient le dimanche de se retrouver à l’église pour une petite heure de prière suivie par une petit heure d’apéro. Et la liste est longue.

Or tous ces problèmes ne sont pas rentables électoralement. En tout cas pas suffisamment pour que les grands partis s’en préoccupent avant ceux des banlieues, beaucoup plus médiatiques. C’est ainsi que la
candidature de Frédéric Nihous entend rassembler bien au-delà des simples chasseurs de tourterelles. C’est ainsi que Gérard Schivardi entend surfer sur le même thème. Or il y aurait beaucoup de chose à dire sur le sujet. Quelle agriculture voulons-nous, comment dépolluer nos champs et rendre notre nature en meilleure état, comment amener la culture dans les village, etc.… Or laisser la ruralité aux seules mains de ces deux candidats est bien dommage. La campagne mérite une meilleure campagne.

Posté par quandjypense à 10:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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