Quand j'y pense ou la campagne présidentielle au quotiden

Quelques petites réflexions sur Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie George Buffet, Dominique Voynet et les autres... ou le suivi au quotidien de la présidentielle....

vendredi 20 avril 2007

Philippe De Villiers : le mouvement de trop pour la France ?


La spécificité de Philippe De Villiers, c’est vraiment l’Europe. C’est là ou il obtient ses meilleurs résultats. Il est surprenant de constater qu’à chaque fois qu’il se présente à l’élection présidentielle, il trébuche avec des scores qui ne lui permettent pas de se faire rembourser ses frais de campagne, alors que ses candidatures aux élections Européennes lui garantissent des résultats à deux chiffres. Et pourtant, le vicomte persiste à vouloir présenter sa vision de la France et à concourir au poste de chef de l’état.

Philippe_de_villiersPS2Quand j’y pense, je me dis que la question à se poser pour commencer, et de comprendre pourquoi le candidat vendéen réussit aussi bien quand il s’agit de parler d’Europe. La réponse toute faite surtout après le référendum serait de dire que les français ne veulent pas de l’ingérence de Bruxelles dans la vie politique française, et que par conséquent il vote De Villliers. L’autre analyse consisterait plutôt à penser qu’au contraire les français attendent de nos politiques plus de présence au sein du parlement Européen et que par conséquent ils donnent leur suffrage à celui qui semble le mieux défendre les intérêts de la France. On peut ajouter que dans tous les cas de figure, ce sont les hommes politiques au pouvoir et notamment Jacques Chirac qui sont responsables de cette situation. En faisant croire que Bruxelles est une entité indépendante de la France, ils diabolisent l’Union Européenne. Alors qu’il faut le rappeler les décisions prises le sont toujours par le conseil, c'est-à-dire par l’ensemble des chefs d’états et de gouvernements.

Mais revenons à l’élection présidentielle avec cette deuxième question, pourquoi Philippe De Villiers ne parvient il pas à rééditer sur le terrain national ses bons résultats européens. La première raison, c’est qu’il représente tout d’abord, cette droite catholique intégriste dont les français ne sont pas friands. La seconde raison, c’est que son espace politique est particulièrement réduit. Entre un Jean-Marie Le Pen qui occupe l’extrême de l’échiquier et un Nicolas Sarkozy qui chasse à droite de ses propres terres, il ne reste pas beaucoup de place pour le candidat Vendéen et président du MPF. Ils sont d’ailleurs plusieurs à avoir mordu la poussière sur ce créneau. Bruno Mégret avec son MNR, mouvement national républicain n’a jamais dépassé les 2 %. L’ancien ministre Lyonnais des affaires étrangères, Charles Millon, avec son éphémère « La droite » n’a guère fait mieux. On pourrait ajouter à la liste des tentatives vaines, les forums, cercles et partis de Christine Boutin, Nicolas Dupont Aignan et un peu plus loin encore, Charles Pasqua. Comme le prétendait René Rémond, décédé le 14 février dernier, il existe 3 droites en France pas 4.

Dans ce contexte, Quand j'y pense, je me dis que la candidature de Philippe de Villiers est une nouvelle fois vouée à l’échec et ce ne sont pas ses dernières accusations contre les instituts de sondages qui devraient lui permettre de changer le nombre des intentions de vote en sa faveur.

Posté par quandjypense à 18:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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