En ce lundi de Pentecôte, l’actualité politique est particulièrement pauvre. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais contrairement à l’élection présidentielle, les élections législatives ne semblent pas passionner les foules. Il faut dire qu’on ne voit pas très bien l’intérêt de suivre une campagne dont l’issue serait connue d’avance, si l’on en croit les instituts de sondage. L'occasion également de saluer celui qui a eu l’idée d’inverser le calendrier électorale. Un homme qui n’a pas raté sa journée, le jour ou il a pris cette brillante décision.

JospinIndéniablement, la Palme d’or de l’idée politique du siècle revient à Lionel Jospin, premier ministre Français entre 1997 et 2002. C’est en effet à ce leader socialiste que l’on doit le fait de voter pour un président de la république avant de devoir s’exprimer pour le renouvellement de l’assemblée nationale. Une idée lumineuse qui a déjà permis à deux reprises à l’UMP de s’imposer. S’il est stupide d’imaginer refaire le film, on peut toutefois souligner que cette inversion imaginée pour des raisons personnelles par le chef de gouvernement de l’époque, ne s’est pas révélée comme étant une idée de génie.

En ce lundi de Pentecôte, au lendemain de la fin du Festival de Cannes, Quand j’y pense profite donc de cette journée morose pour décerner un prix spécial du jury à Lionel Jospin. Il s’agit de récompenser son œuvre avec une mention spéciale pour l’introduction du Quinquennat et son inversion de calendrier.