mercredi 23 mai 2007
Ne pas prendre forcément Modem sur François Bayrou
Il faut se méfier des adhésions en grand nombre quand on
crée un parti politique. Dans un passé proche, les exemples montrent que le
problème n’est pas d’engranger des militants à la pelle mais d’arriver à les
garder.
Quand j’y pense se souvient du lancement de « la droite » de Charles Millon,
l’éphémère ministre de la défense de Chirac version 95. Aussitôt lancé, le parti
qui entendait décomplexer l’électorat de la droite classique avait annoncé
recevoir par milliers des courriers de toutes la France. Même engouement pour
le RPF de Charles Pasqua qui s’annonçait au moment de sa naissance comme étant
la relève assurée. En remontant encore un peu dans le temps, il y a eu l’époque
« Bleus » anciennement Génération Ecologie de Brice Lalonde. Lors des
lancements de ces grands courants politiques, cela a été à chaque fois la même
rengaine, un afflux de sympathisants, de soutiens, d’adhésions. Or avec un peu
de recul, on peut sans prendre trop de risque estimer que ces différents partis
politiques ne sont pas ceux qui ont amené le changement tant attendu.
François Bayrou avec son MODEM, ne se trouve pas dans une
situation beaucoup plus avantageuse. Certes, pour l’heure le vent de l’élection
présidentielle n’est pas encore retombé complètement, mais il n’est pas évident
que le candidat malheureux puisse se sortir facilement de la tranchée dans
laquelle il est entré. Car ce ne sont pas les militants qui font vivre un parti
politique, mais ses électeurs et ses élus. Ses électeurs, car suivant leur
nombre dépend l’aide publique qui sera accordée par l’état. Les élus, car un
parti politique sans groupe parlementaire peut difficilement exister à
l’assemblée nationale.
On peut ajouter que le mode de scrutin, uninominal à deux
tours n’est pas favorable aux petites formations politiques. Que l’UMP va se
faire un malin plaisir de réduire au maximum le pouvoir de nuisance de François
Bayrou. Que le PS ne va pas laisser de place à ce trouble-fête dont l’attitude
durant la campagne est en partie responsable de la défaite de sa candidate.
Mais malheureusement pour François Bayrou, les ennuis ne
s’arrêtent pas là. La main ouverte de Nicolas Sarkozy depuis son élection était
l’un des arguments forts du candidat centriste. On se souvient que François
Bayrou a passé une grande partie de la campagne à expliquer aux français que
droite et gauche devaient pouvoir travailler ensemble. Et même si l’on peut
nuancer cette vision des choses, il faut reconnaître que le nouveau Président
de la République avec l’ouverture au centre et à gauche prive le MODEM de l’un
de ses principaux arguments de campagne.
Alors certes, les temps vont être durs pour le député
Béarnais. S’il ne parvient pas à créer son groupe parlementaire, s’il perd les
troupes dont il disposait au Sénat, il est évident que sa voix aura plus de mal
à se faire entendre. Seule chance pour lui. L’élection présidentielle dans 5
ans aura à nouveau lieu avant les législatives. Dans ces conditions, il peut
espérer rejouer la partition de la révolution et à nouveau créer la surprise.
Mais il faut reconnaître que cela est une autre histoire.
vendredi 11 mai 2007
François Bayrou : le Modemniste en politique
Pour qu’une opposition soit bonne, elle doit trouver sa place, son ton juste. Elle doit également s’appuyer sur des actes forts qui permettent aux citoyens de se reconnaître et de s’accrocher. Des actes forts capables de servir d’aimant pour attirer au fil des mois les électeurs mécontents, les déçus de la majorité, les oubliés des réformes et les hommes et les femmes qui feront l’alternance de demain.
«
Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy », c’est avec cette phrase que
François Bayrou a décidé de prendre date pour les années à venir. C’est
sa phrase de rupture. Tout comme il avait décidé de lancer sa campagne
pour la présidentielle en refusant de voter pour le budget de Dominique
de Villepin.
Nicolas Sarkozy avait choisi lui le « Karcher » pour symboliser sa rupture. C’est cette simple réplique dans la cour d'une cité qui lui a servi d’ancrage pour mener sa campagne. C’est l’une des règles du jeu politique. L’opposition se prépare avec un acte fort. Tout avait commencé pour le Général de Gaulle avec un fameux non en forme d’appel un 18 juin.
François Bayrou risque de se faire laminer aux élections législatives, et tout le monde l’enterrera en titrant « la fin de la 3 me voie ». Mais attention, les mêmes observateurs reviendront sur leurs analyses dans les années à venir. Ils parleront alors de la « résurrection de François Bayrou ». Car le président de l’UDF MODEM, a compris une chose. C’est que l’élection présidentielle se joue dorénavant en France avant les législatives. Il a compris qu’il s’agit d’être celui qui représente l’alternance ou l’opposition pour espérer rafler la mise. Il a compris que c’est dans l’opposition frontale que se jouera la prochaine élection de 2012.
C’est d’ailleurs la grande erreur de François Hollande, ne pas avoir su cristalliser le mécontentement autour de sa personne. En 5 ans, pas une seule fois, il a su symboliser par un acte fort, par une parole fondatrice cette fameuse opposition trop occupé qu’il était à gérer le parti socialiste.
C’est ainsi que le pari de François Bayrou est risqué, difficile. Que son avenir va passer par la fameuse traversée du désert nécessaire à tout homme politique français qui aspire à devenir l’hôte de l’Elysée. Alors, quand j’y pense entend déjà les remarques qui peuvent aller à l’encontre de ces différents arguments et de souligner le retour de la gauche inévitable après les années Sarkozy. Mais l’alternance ne se jouera pas forcément sur des programmes. Elle pourrait se faire sur des personnalités. Et à ce jour, François Bayrou prend une petite longueur d’avance.
mardi 17 avril 2007
François Bayrou : échec presque réussi
Qu'il passe ou non le premier tour, qu'il retourne ou non à droite en cas de sollicitation du candidat UMP, qu'il termine avec moins de points que les prévisions des sondages, une chose est certaine, l'homme de cette élection présidentielle de 2007 restera François Bayrou. En l'occurrence, il ne s'agit pas de juger le fond puisque l'affaire est ailleurs. Le candidat Béarnais aura non seulement réussi à se mettre au centre de la campagne, ce qui est somme toute normal pour un centriste. Mais surtout, il aura Quand j'y pense été en passe de réussir l'un des plus beaux coups politiques de la V me république.
De quoi faire rougir de jalousie l'ancien maître en la matière qu'était François Mitterrand.
Aux échecs, on appelle cela mettre "pat". Cette position qui met l'adversaire dans cette situation particulière de ne plus pouvoir bouger son pion sous risque de perdre la partie. C'est ainsi que le coup de François Bayrou est quasiment coup de maître. Quand j'y pense, il a presque réussi un double hold up.
Sur la gauche tout d'abord, en se présentant comme le seul rempart contre Sarkozy, le candidat centriste espère ramener à lui toute la gauche et obliger une recomposition autour de l'UDF. Dans ce cas, il pourrait devenir à la tête d'un grand parti démocrate à la Française qui engloberait le centre, le PS ainsi pourquoi pas qu'une partie des écologistes. Une thèse que Quand j'y pense a déjà développé précédemment.
Mais le coup de génie du candidat Béarnais, c'est qu'il est en mesure de faire également le même genre de hold up de l'autre coté de l'échiquier politique.
La thématique de sa dernière semaine de campagne est de pointer le dérapage à droite toute de Nicolas Sarkozy. Un candidat qu'il estime dur, capable de radicaliser la société française. Et François Bayrou ne manque pas d'argument lorsqu'il explique qu'il n'est pas bon d'aller chercher les électeurs du Front National en utilisant les mots, les phrases les comportements des extrêmes et que ce n'est pas digne d'un républicain que de faire cela.
Avec ce genre de propos, le candidat UDF doit certainement capter un bon nombre d'électeurs de la droite modérée. Ceux qui estiment que le candidat UMP va beaucoup trop loin et qui ne rechigneraient pas à voir François Bayrou s'installer à Elysée.
Et c'est ainsi que le candidat centriste pourrait tout aussi bien être capable de devancer le candidat UMP et de rafler la mise à droite.
Sur le plan stratégique, Quand j'y pense, je me dis que même François Mitterrand n'aurait pas rêvé un si joli coup. Être capable de mettre "mat" non pas un adversaire mais deux. Et cerise sur le gâteau, François Bayou parvient à ce résultat sans avoir de programme véritable, sinon prendre ce qu'il y a de mieux de chaque coté.
C'est d'ailleurs l'une des particularités de l'élection présidentielle. Il ne s'agit pas de voter pour un programme. Cela est l'œuvre des élections législatives. Il s'agit de voter pour un homme ou une femme gardien de la constitution. Et pour s'en convaincre, il suffit seulement de ce rappeler la campagne de 1988 de François Mitterrand. L'ancien président de la république n'avait eu besoin que d'une lettre aux français pour dessiner son projet. A l'intérieur, il expliquait simplement qu'il entendait protéger l'état contre le clan RPR, qu'il ne ferait ni privatisation ni nationalisation, le fameux ni ni, et qu'enfin il souhaitait réunir la France grâce à une ouverture politique vers le centre. Ni plus ni moins.
François Bayrou risque cependant d'être un peu court pour cette élection de 2007, mais dans tous les cas de figure, quand j'y pense, je me dis que l'on assiste à un petit chef d'œuvre de politique politicienne. Le plus fort, c'est que le président de l'UDF le fait en dénonçant les jeux politiciens. Machiavel mais en mieux.
samedi 7 avril 2007
Royal Bayrou : le partage des classes
La campagne présidentielle pour le PS, c’est un peu comme la préparation du BAC, on peut choisir de faire une impasse. Le problème, c’est qu’il ne faut pas que le sujet tombe, sinon on est mal. Ségolène Royal a choisi de laisser de coté les classes moyennes au profit des classes plus populaires. Son pari consiste à penser qu’une fois le premier tour passé, les bobos parisiens et de Navarre reviendront vers elle pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
La conséquence de ce choix tactique est la montée dans les sondages de François Bayrou. Le candidat centriste qui a bien compris la manœuvre s’est engouffré avec bonheur dans l’espace ainsi libéré en espérant pourquoi pas rafler la mise. Si les socialistes pensent qu’à l’arrivée François Bayrou ne sera pas en mesure de monter sur le podium, il est évident que cet épisode devrait servir toutefois de sonnette d’alarme.
Le socle politique du Parti Socialiste est aujourd’hui trop étroit pour espérer toucher un large spectre d’électeurs. Quand j’y pense l’a déjà dit, une recomposition politique à gauche sera inévitable dans les mois et les années à venir. Car en effet, que Ségolène Royal trappe dans sa campagne les classes moyennes, ce n’est pas grave mais que personne chez les socialistes ne soit capable de faire le travail à sa place, cela montre qu’il y a véritablement un problème.
Une difficulté amplifiée par deux éléments supplémentaires.
Le premier est du au fait que l’offre politique ressemble de plus en plus à un marché de consommation, avec des cibles à toucher. La ménagère de moins de 50 ans sévit également sur le terrain politique.
L’autre élément est dû au fait que le quinquennat pousse à la bipolarisation avec l’émergence de deux camps. Le PS, seul, dans cette configuration n’a pas les épaules assez larges pour espérer représenter l’ensemble du pole gauche de la vie politique Française.
C’est ainsi que pour l’heure, on peut expliquer la présence à un tel niveau de François Bayrou dans les sondages. C’est ainsi que l’on comprend mieux pourquoi Ségolène Royal déstabilise autant son propre camp durant cette campagne. Et quand j’y pense de rappeler que les stratégies des uns et des autres se jugeront quoiqu’il arrive le 22 avril à 20 heures, et un peu plus tôt, vers 18 h dans les QG de campagne.
mardi 20 mars 2007
Francois Bayrou: trop stratège pour être honnête!

Le
problème avec François Bayrou, c’est que sur le papier son discours
tient la route. Cette volonté de vouloir mettre tout le monde autour de
la table pour trouver des solutions a de quoi attirer tous ceux qui
souhaitent prendre un peu de recul avec le fameux clivage droite
gauche.
Sa stratégie marque d’autant plus les esprits qu’elle semble fonctionner de l’autre coté du Rhin. Les allemands depuis l’arrivée de d’Angela Merkel sont en effet gouvernés avec une coalition PSU CDU et le pays semble continuer d’avancer. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue que le pouvoir en Allemagne est différent avec la place importante qu’occupent les régions. Un héritage de la seconde guerre mondiale qui visait à ne pas donner trop de pouvoir au Chancelier.
Mais revenons en France. Ce qui pose problème, ce n’est pas tant la stratégie de François Bayrou qui peut se défendre. Même si l’on peut craindre une sorte de retour en arrière, façon IV e République avec des partis qui se télescopent, ou façon cohabitation avec un état moins fort notamment en dehors de nos frontières.
Non, ce qui pose problème, c’est François Bayrou. Il y a ceux qui le disent caméléon, il y a ceux qui le classent définitivement à droite, il y a ceux qui le voient en coucou, quoiqu’il en soit, la question est de savoir si l’on peut croire dans sa sincérité ou si c’est un opportuniste qui s’invite dans la campagne.
Or, la campagne qu’il déroule actuellement n’incite pas à lui signer forcément un chèque en blanc. Ce qui est dérangeant, c’est qu’il ne défend pas seulement des valeurs comme il tente de le faire croire. Non, il se situe essentiellement dans la stratégie. C’est ainsi qu’après avoir chassé sur les terres de la gauche, il se dirige actuellement sur le terrain de la droite. Son intervention ultra sécuritaire sur France 2 ou le président UDF racole dangereusement sur le thème tolérance zéro trahit des arrières pensées pas forcément en adéquation avec l’image qu’il tente de donner depuis quelques semaines.
Que
François Bayrou veuille représenter une alternative et défendre une
conception de la politique, cela est bon pour la démocratie. En
revanche, si François Bayrou joue avec la société, comme cela semble
être le cas, pour assouvir une ambition principalement personnelle,
alors attention
danger.
Le retour de bâton pourrait se révéler, quand j’y pense, assez redoutable.
lundi 5 mars 2007
Ce que cache la montée de François Bayrou dans les sondages
La percée de François Bayrou n’est pas anodine. Quand j’y pense, je me dis qu’on commettrait une erreur de ne pas tenir compte de l’intérêt que semblent apporter les électeurs à la candidature du candidat centriste.
Il est certain que sa montée en puissance n’est pas qu’une vue des sondages et des médias. Si elle parait si importante, c’est qu’elle correspond à une réalité.
Tout d’abord, il faut prendre en compte le fait que depuis 5 ans, François Bayrou a occupé le terrain, et notamment celui de l’opposition. Il est intervenu à de nombreuses reprises alors que la gauche était étrangement silencieuse. On se souvient de ses prises de position sur des sujets aussi variés que la vente des autoroutes, le déficit, les motions de censure. Il recueille ainsi les fruits de plusieurs années de présence.
Cette passion pour le centrisme signe aussi la fin d’un choc, celui du capitalisme contre le communisme. On le sait depuis la chute du mur, l’histoire a tranché en faveur du premier contre le second. Il aura fallu quelques années pour que la répercussion se fasse ressentir du point de vue des élections. La conséquence en effet est qu’il ne s’agit plus de choisir entre deux sociétés différentes, mais seulement d’aménager un système dont les imperfections sont nombreuses. Le prochain choix de civilisation, qui n’est pas encore mur pourrait être celui de la démocratie contre le radicalisme religieux.
Dans ce contexte, les recettes de la droite et de la gauche ne correspondent plus à la réalité. D’où l’option de cette 3 me voie et l’attrait de la voix de François Bayrou.
Cela signe l’arrivée possible d’une recomposition autour non pas de dogmes mais de la réalité du quotidien et de l’envie pour les citoyens de voir prendre en compte cette vie de tous les jours.
Le score de François Bayrou est sans doute exagéré il annonce une nouvelle ère. Et quand j'y pense, je me dis que les partis traditionnels auraient tort de ne pas en tenir compte.
vendredi 2 mars 2007
François Bayrou, parti démocrate, recomposition et si "Quand j'y pense" avait raison
Voici deux articles, le premier de ce vendredi, le second a été écrit et publié le 10 février dernier. A relire après les déclarations de François Bayrou sur la création d'un grand parti démocrate.
Nicolas Sarkozy qui va sur sa gauche et sur sa droite pour récolter des voix, Jean Marie Le Pen qui se la joue un brin social, Ségolène Royal qui se déplace sur le terrain de la droite tout en grignotant sur l’extrême gauche, François Bayrou qui prône le ni droite ni gauche, quand j’y pense, je me dis qu’on ne sait plus trop ou l’on habite durant cette campagne.
L’échiquier politique commence à le sentir, même s’il
continue encore de rassembler en diffusant les anciennes photos connues. Oui,
il y a une droite et une gauche à l’assemblée, et elle le restera encore un peu
mais les nouveaux consensus et les nouvelles différences ne seront plus les
mêmes à l’avenir. Les nouveaux repères sont plus à chercher dans d’autres
secteurs, comme l’écologie, le radicalisme religieux, la citoyenneté.
Bref, le monde change et nos politiques commencent à le
ressentir.
Article écrit le
10 février 2007
Quand j’y pense je me dis que la gauche n’a
pas anticipé les conséquences du quinquennat.
Le passage du mandat présidentielle de 7 ans à 5 ans a beaucoup plus
profondément influencé le fonctionnement de nos institutions que l’on ne
l’imagine.
Cette
suppression de deux ans cumulée avec la tenue des législatives dans la foulée
renforce considérablement le clivage droite gauche.
Le
quinquennat nous entraine vers le système américain avec deux grands partis,
les démocrates et les républicains.
En
France, si la droite a réussi sa mutation avec l’UMP. LUnion pour un mouvement
populaire est la grande formation politique hégémonique qui permet à Nicolas
Sarkozy de régner en grand maitre. La gauche en revanche n’est pas à la page.
C’est
l’une des raisons pour laquelle, l’UDF existe encore. François Bayrou a bien
compris que l’avenir appartient à celui qui prendra le leadership de ce qui
pourrait ressembler en France au parti démocrate américain. Or cette bataille
se fera entre deux partis, l’UDF ou le PS.
Le
PS seul n’est pas assez puissant pour jouer ce rôle. Pas plus que l’UDF
d’ailleurs. La recomposition « démocrate » se fera soit avec une partie de
l’UDF, une partie du PS et quelques écologistes. Soit avec le PS, le PC, les
Verts et quelques centristes.
Or
cette métamorphose ne pourra avoir lieu qu’avec la création d’un nouveau parti
politique. Un parti capable de concurrencer l’UMP. La gauche française doit se
poser la question. L'heure n'est plus à la défense de petite chapelle.
Ségolène
Royal pour contrer l’ouverture qu’annonce Nicolas Sarkozy devrait poser les
fondations de ce nouveau parti le plus rapidement possible. Il y va des 5 ans à
venir. En espérant qu'il ne soit pas déjà trop tard.
Quand
j’y pense, je me dis que cela pourrait être un bon sujet pour le rendez vous de
dimanche de Ségolène Royal. Dessiner les contours d'un nouveau mouvement à
gauche.

