mercredi 20 juin 2007
TVA sociale et Alain Juppé
La TVA sociale n’a pas le droit à l’erreur. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donc décidé de passer outre l’avertissement du second tour des élections législatives. Certes, sur le papier, le passage va se faire en douceur. Expérimentation dans un premier temps, puis généralisation si le système porte ses fruits. Le gouvernement fera passer sans difficulté la mesure avec l’aide de la majorité parlementaire, et malgré la probable montée au créneau de la gauche. Il faut dire qu’après le succès rencontré entre les deux tours, la gauche aurait tort de s’en priver.
Mais ce genre de sujet restera hautement explosif. Car une
victoire de la loi ne veut pas forcément dire victoire politique. Cela fait
partie de ces dossiers qui dépassent la raison et qui ont la faculté de servir
d’aimant à contestations, un peu à la façon du CPE de Dominique de Villepin.
Les retombées ne se feront pas forcément ressentir tout de suite, mais elles sauront
se faire entendre le moment venu. Le gouvernement va ainsi marcher sur des œufs
avec ce dossier, et il va devoir montrer toute sa finesse dans sa gestion. Dans
tous les cas de mesure, la TVA sociale devra faire ses preuves sur le terrain ou est plus simplement condamnée à réussir.
On a l’habitude de parler de lui en évoquant cette fameuse
phrase de Jacques Chirac qui le qualifiait de meilleur d’entre nous. Alain
Juppé, le meilleur d’entre nous, ce grand homme d’état. Il serait injurieux de
nier que l’ancien premier ministre dispose en effet d’une intelligence
remarquable. Qu’il a réussi à Bordeaux, en redonnant à cette ville qui s’endormait
la couleur des cités qui comptent. Cependant, on peut aussi rappeler qu’il n’a
pas forcément brillé aux différents postes qu’il a occupés au niveau national,
à l’exception de son passage au Quai d’Orsay. On peut souligner qu’il a été en
son temps premier ministre, président du RPR. Une place stratégique dont à l’arrivée
il n’a pas su tirer profit. Quand j’y pense, je me dis que Nicolas Sarkozy, dans une position similaire est
arrivé lui à ses fins.
Commentaires
En vérité!
Ce qu'il faut bien comprendre quand on parle de "TVA sociale" c'est qu'il ne s'agit pas de fiscalité mais de la manière dont vont être prélevé les fonds pour alimenter la caisse de sécurité sociale, c'est à dire de la même façon que la TVA. Il aurai été plus juste de parler de contribution sociale par la consommation.
Il ne s'agit pas de diminuer les cotisations seulement patronales mais toute cotisations.
N'étant pas fiscale, elle n'est pas contraire à la politique européenne mais, avantage, peut être modulé suivant les produits que l'on veut mettre en avant suivant la politique choisie.
Pour ce qui concerne le reste vous en connaissez les avantages.
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